REFONDER LA COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE

«En face de l’Évangile, ce n’est pas d’être peu nombreux qui est grave, c’est d’être immobiles ou de marcher comme des vieillards.»

(Madeleine Delbrêl)

"Comme la foi peut être morte ou vivante, l'Église peur être morte ou vivante selon que son aspect communautaire est réel ou non, qu'elle est faite d'homme et de femmes qui peuvent mettre ou non un nom sur chaque visage."

Jacques Loew

 

 

LES SESSIONS ORGANISÉES

SUR LE REPAS DE FRATERNITÉ

Montréal (Québec) mars 2004

Chertsey (Québec) octobre 2004

Mont-Roland (France) février 2005

Rimouski (Québec) septembre 2005

Lyon (France) novembre 2005

Montrouge (France) mai 2006

 

Pour ceux qui voudraient organiser une session, une équipe est à votre disposition.

Pour information: georgesconvert@yahoo.fr

 

«Le Repas»: une fête de la fraternité, lieu de la rencontre du Christ et de ses frères

L'Église, comme communauté et communion, est indissociable du «repas des frères» et de sa capacité sacramentelle à ouvrir l’homme au mystère de Dieu. Il ne s’agit pas d’un repas quelconque, simplement lié à la nécessité de manger et de boire. Mais il s’agit du geste que le repas accomplit, en reliant ceux qui le partagent, en instaurant entre eux un lien de solidarité et d’amour, en construisant une identité communautaire.

La pratique de Jésus
Quand il viendra, Jésus mangera et boira avec les pécheurs, il s’invitera à leur table. C’est au cours d’un repas qu’il laissera le «mémorial de sa mort et de sa résurrection, dans l’attente de son retour».
Au long des siècles, tout cela s’est obscurci. Les ritualismes, la mise à distance du sacré… et bien d’autres raisons encore, nous ont fait perdre le sens, le goût de ces origines merveilleusement humaines et communautaires du repas fraternel, de sa grâce inventive aussi! Face à l’épuisement de nos assemblées «pratiquantes», souvent très individualistes et abstraites, ne faudrait-il pas hâter l’expérience-signe de «l’agape», du repas fraternel dans sa dimension domestique où l’accueil y est personnel et vrai, où l’amitié et ses fidélités vécues dans le quotidien y deviennent authentiques, où l’ouverture et la joie y font respirer un air de fête où affleure le «Royaume» et sa grâce!

Les ecclesiola
N’est-ce pas dans le naturel de ces rencontres vraies que nous pourrions reconstituer ces ecclesiola, ces cellules de base, quartiers par quartiers dans les milieux urbains, village par village dans les milieux ruraux, les chrétiens s’invitant chez eux où ailleurs selon le nombre? Ces cellules ne reconstitueraient-elles pas ce maillage cellulaire du corps de l’Église devenu exsangue dans des organismes d’autant plus vastes qu’ils sont vides ?

Deux ou trois suffisent, dit l’Évangile (cf. Mt 18,20) !
Il faut que ces repas soient ceux de la proximité «rejoignable», connaissable. Dès que cela n’est plus possible à cause du nombre, essaimer, diffuser, rayonner! Telle doit être la joyeuse liberté de ces groupes. Cette attitude généreuse en garantit le signe de «catholicité» et d’ouverture. Ne rien faire contre ou à côté de l’Église ou des Églises. Au contraire: y renvoyer! Car c’est dans l’esprit de l’Église des apôtres que doivent s’enraciner ces cellules de vie et de fraternel amour, afin de s’accomplir dans le corps de l’Église qui est le Christ.

André Gouzes


Un extrait du livre "La sagesse chrétienne un art de vivre"
de Michel Quesnel concernant les Repas de Fraternité.

Autres articles

Extrait du Journal diocésain du diocèse de Sherbrooke (QC)

Extrait du Bulletin de la Communauté St-Albert-le-Grand, Montréal

Une entrevue avec Georges CONVERT

Les enseignements tirés de la session du Repas Chrétien de Fraternité des 27 et 28 mars 2004

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Dernière mise à jour :23 juin 2006